C'est quoi l'analyse de la pratique ?
L’analyse de la pratique (parfois appelée supervision clinique) n’est pas un contrôle ou un jugement de votre travail.
C’est un espace de recul pour penser une situation précise, une impasse clinique, un enjeu éthique ou une question de posture.
C'est un espace d'analyse critique des rapports de pouvoir (racisme, validisme, sexisme, LGBTphobies, classisme, grossophobie, etc.) et de réajustement pour vous sécuriser vous ainsi que les personnes que vous accompagnez.
Pour qui ?
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Psychologues, thérapeutes, psychiatres
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Professionnel·les du social, de l'éducation, du médico-social
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Structures (CMP, association, centre de santé, établissements spécialisés, collectivités...)
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Référent·es VSS/Diversité, RH
Si dans votre pratique, vous chercher à :
- mieux accueillir et accompagner les personnes minorisées ;
- mieux comprendre l'impact des dynamiques systémiques sur leur rapport au monde, aux autres et à soi-même ;
- remettre du sens dans votre pratique ;
- adopter une vision intersectionnelle et engagée de votre métier ;
- questionner votre posture professionnelle (et la réajuster si nécessaire) ;
- travailler les enjeux éthiques et la relation de pouvoir (cadre, place, autorité, normes) ;
- mieux appréhender la résonance et l’impact émotionnel de certaines situations ;
- analyser les difficultés émotionnelles qui émergent dans la rencontre ;
- repérer vos mécanismes de défense, zones d’inconfort et biais (sans culpabilisation, mais sans évitement) ;
- articuler souffrance psychique et conditions sociales : éviter de psychologiser ce qui relève aussi de rapports sociaux et d’inégalités.
Alors cet espace est peut-être fait pour vous.
De nombreux thérapeutes me sollicitent lorsqu’une situation met en jeu des enjeux de normes, de diversité, de discriminations ou de violences. Trop souvent, la première idée est de réorienter : “Je ne suis pas compétent·e pour gérer ça”.
Cette réaction m’interroge : pourquoi se sentir plus vite hors-jeu face à une personne trans, racisée, handicapée, TDS, migrante, ou face à une expérience de discrimination, alors qu’accompagner une personne anxieuse, dépressive, HPI ou TDAH paraît plus "évident” ? Qu’est-ce qui déclenche ce sentiment d’incompétence : un manque d’outils, de formations, une peur de mal faire, une absence de repères, ou le fait que ces situations viennent bousculer certaines de nos croyances, de nos théories et de nos pratiques ?
Recevoir des patient·es minorisé·es au sein de nos cabinets bouleverse, d'une manière ou d'une autre.
Cela vient bousculer nos représentations et remuer notre propre rapport à la norme. Loin d'être un frein, cela devrait être une formidable opportunité d'en apprendre davantage sur nous-même et d'ajuster notre posture pour la rendre toujours plus ajustée et sécurisante.
Mais comment faire pour se sentir plus à l'aise, plus solide face à ce type de public ?
Peu de formations initiales ou continues préparent à ce types d'accompagnements. La plupart des grandes références théoriques en psychologie ont été écrites depuis des positions sociales situées (souvent masculines, blanches, cisgenres, hétérosexuelles et valides), et forment encore trop souvent à accueillir “par défaut” des expériences proches de ces normes. Ce manque de perspectives diversifiées explique une partie du décalage que beaucoup de professionnel·les ressentent.
C’est précisément pour répondre à ce besoin que je propose des espaces d’analyse de la pratique / supervision située : réfléchir ensemble à vos accompagnements à travers un prisme qui questionne les normes, les rapports sociaux (genre, race, classe, handicap…), les violences, et leurs effets sur la santé mentale en mobilisant un répertoire théorique inclusif et émancipateur.
Mes services
Questions fréquentes
1) C'est quoi une analyse de la pratique "située" ?
Dans mon approche, on travaille la clinique en la situant : ce qui se joue dans la rencontre (cadre, affects, alliance) et ce qui la traverse (normes, rapports de pouvoir, discriminations, violences).
Situer sert à dé-naturaliser la norme, repérer ce qui relève de violences/discriminations, et ajuster la posture pour ne pas reproduire, même involontairement, des logiques oppressives. Ça aide à éviter deux pièges : psychologiser les violences sociales et stigmatiser les différences culturelles.
“Située” signifie que la clinique n’est jamais neutre. Elle se déroule dans un monde social, avec des normes et des inégalités. “Située” veut dire qu’on met aussi au travail la position sociale du/de la praticien·ne : d’où je parle, ce que je représente, ce que ça réveille, et comment le pouvoir circule dans la relation d’aide.
2) Est-ce que c'est pour moi si je n'accompagne pas spécifiquement un public minorisé ?
C’est utile dès lors que vous accompagnez des personnes exposées à des minorisations (genre, race, classe, handicap, migration, précarité…) ou dès qu’une situation met en jeu des violences/discriminations et que vous ne voulez pas psychologiser ce qui relève souvent du structurel.L'intime de chaque individu est traversé par la politique et il est important d'en prendre compte dans notre accompagnement.
3) Faut-il forcément venir avec une situation clinique précise ?
Pas forcément. Un vignette clinique aide toujours, mais vous pouvez aussi venir avec :
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une impasse (“je tourne en rond”);
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une résonance forte (colère, honte, sidération, peur de mal faire);
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une question de cadre (limites, sécurité, réorientation);
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ou un thème (posture, biais, dynamique de pouvoir, neutralité).
4) Est-ce que c'est politique ? Et si je ne suis pas à l’aise avec ça ?
C’est politique au sens où la clinique se passe dans un monde social et que les normes, les violences, les institutions et les inégalités ont des effets psychiques concrets. Les concepts socio-politiques sont une grille de lecture/d'analyse pour mieux comprendre, mieux protéger, et éviter la décontextualisation. Toutefois, soyez assuré·es que vous n’avez pas besoin d’avoir des connaissances approfondies sur ces sujets : on travaille depuis votre pratique et vos connaissances, à votre rythme, avec exigence mais sans jugement.
5) Combien de séances faut-il ?
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1 séance : utile pour débloquer une situation urgente ou clarifier une posture/réorientation.
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3 à 5 séances : bon format pour consolider des repères et transformer un motif récurrent.
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suivi régulier : pertinent si vous voulez un espace stable de supervision clinique, de soutien éthique, et de prévention de l’isolement.
Et si c’était le bon moment ?
Vous hésitez encore à savoir si ce type d’accompagnement peut correspondre à vos besoins ?
N'hésitez pas à me contacter afin que l'on puisse en discuter ! :)
TARIFS
1h30 = 80€
3h = 150€